Case Solved: The London Files Review — Logic-Puzzle Mystery Gets Repetitive

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Le petit jeu d’énigmes “Case Solved : The London Files” reprend l’idée des logigrammes façon magazines pour la poser dans une enquête en plusieurs actes… mais son exécution mise davantage sur des étapes de recherche et un tableau de déduction qui peut frustrer. Résultat : un contenu court, une progression répétitive, et une partie des défis “bonus” enfermée derrière des mots de passe.

Key takeaways

  • Chaque dossier se structure en cinq actes, construisant une enquête complète.
  • La phase d’enquête repose surtout sur un mini-jeu de recherche d’objets, la discussion avec les suspects étant facultative.
  • Le cœur du gameplay est un tableau de déduction à remplir à partir d’indices logiques, mais les erreurs obligent souvent à recommencer la grille.
  • Le jeu ne propose que trois affaires réellement complètes, terminées en environ deux heures.
  • Un menu “Confidentiel” regroupe une quarantaine d’énigmes, mais l’accès est verrouillé par des mots de passe.
  • La localisation multilingue est disponible (dont le français), avec quelques erreurs ou indices incohérents signalés.

Une enquête en cinq actes… dont l’enjeu est surtout de chercher

“Case Solved : The London Files”, développé par Minimol Games, reprend le principe des jeux de logique et de déduction : à partir d’affirmations, le joueur doit résoudre un mystère. La particularité du format “dossier” est d’être divisé en cinq actes pour former une enquête entière. Le démarrage de la première affaire donne rapidement le ton : le jeu ne pousse pas le joueur à interroger les suspects pour récolter des indices utilisables ensuite.

Au lieu de cela, chaque acte inclut une étape de mini-jeu de recherche d’objets. Des éléments demandés sont indiqués par les suspects puis dissimulés dans le décor, avec une difficulté jugée faible et souvent peu dissimulée. Par ailleurs, discuter avec les suspects n’est pas nécessaire : il faut surtout penser à parler au collègue présent sur chaque cas pour obtenir les derniers indices manquants.

Le tableau de déduction : utile, mais peu flexible en cas d’erreur

Une fois la première étape passée, le gameplay bascule vers l’aspect principal du genre : un tableau de déduction nouvel écran, séparé en deux zones. À gauche, le jeu affiche des indices sous forme d’affirmations logiques, parfois directes (“X était dans la rue”, “Y n’était pas fatigué”), parfois indirectes avec des implications. À droite, le joueur doit attribuer correctement les informations dans le tableau.

Le jeu utilise un code couleur pour représenter différentes catégories d’informations. Les énigmes les plus simples se résolvent directement via cette méthode, mais la difficulté augmente vite : le tableau ne permet pas de visualiser les liens que le joueur pourrait déduire entre des informations sans pouvoir les rattacher à un suspect précis. En plus, les erreurs entraînent fréquemment le besoin de recommencer l’intégralité du tableau, faute de mécanisme pour marquer ce dont on est sûr ou revenir sur ses pas de manière propre.

L’auteur de l’essai recommande donc de garder une feuille à côté pour noter et refaire les grilles typiques des logigrammes, soulignant que l’absence de cette pratique est ressentie dans le jeu.

Un jeu court, puis un contenu “Confidentiel” verrouillé

Après validation du tableau, le jeu affiche un court commentaire du détective avant de passer à l’acte suivant. L’enrobage narratif est décrit comme limité et répétitif, mais c’est surtout le volume de contenu qui marque : le jeu ne propose que trois affaires réellement complètes avec leur découpage en actes et leur narration. L’essai estime que cette partie se termine en deux petites heures.

Pour compléter, l’écran d’accueil contient un menu “Confidentiel” regroupant une quarantaine d’énigmes. Cette section est présentée comme plus directe, sans recherche d’objets ni narration. Cependant, l’accès est conditionné par un système de mots de passe à trouver dans le jeu, sur la page Steam ou encore ailleurs en ligne. La contrainte est jugée étrange et inutile, d’autant plus qu’une quinzaine de mots de passe seraient déjà disponibles sur le forum Steam du jeu.

Traductions disponibles, mais quelques problèmes signalés

Le jeu propose une traduction dans de nombreuses langues, dont le français. L’essai relève malgré tout quelques erreurs ou coquilles, attribuées à une traduction partiellement automatique. Un indice est jugé sans aucun sens dans l’une des dernières énigmes, avec la précision que le problème ne serait pas compréhensible dans toutes les langues.

Bilan : un logigramme plus qu’un jeu d’enquête

Sans être qualifié de mauvais, “Case Solved : The London Files” ne convainc pas l’essai par sa forme. Le fond correspond bien à ce que le jeu promet : un logigramme et non un véritable jeu d’enquête. En revanche, le passage au format vidéo est perçu comme n’apportant pas grand-chose par rapport aux magazines ayant popularisé ce type d’énigmes, et l’essai regrette en particulier la disponibilité tardive d’une grande partie du contenu, jugée trop courte par ailleurs.