Better.com Ex-CEO Vishal Garg Calls for Reinstatement After 900 Fired on Zoom
Better.com a replongé sous les projecteurs après une nouvelle prise de parole de son ancien PDG, Vishal Garg, qui conteste toujours son éviction et réclame sa réintégration. L’affaire remonte à décembre 2021, quand près de 900 salariés ont découvert leur licenciement immédiat en direct, via un appel vidéo collectif, déclenchant une onde de choc mondiale.
Quick facts
- En décembre 2021, Better.com a licencié environ 900 employés via une visioconférence.
- La décision a été jugée brutale et a contribué à une dégradation rapide de la situation de l’entreprise.
- Vishal Garg a été évincé de son poste de directeur général après la tempête médiatique.
- Aujourd’hui, l’ancien PDG conteste les conditions de son départ et demande sa réintégration.
- Il affirme que la méthode utilisée sur Zoom relevait de contraintes économiques nécessaires.
Le 2021 a marqué un tournant dans l’histoire récente de la FinTech. À quelques jours des fêtes, des employés ont appris, en quelques minutes et depuis la réunion à laquelle ils venaient de se connecter, qu’environ 9 % des effectifs allaient être licenciés. Lors de l’échange, le dirigeant a invoqué un manque de productivité et des difficultés financières, ce qui a amplifié la colère et la condamnation publique.
Face au tollé, Vishal Garg a d’abord présenté des excuses publiques. Le contexte médiatique n’a toutefois pas permis un retour à la normale : plusieurs cadres dirigeants ont démissionné dans la foulée, et il a fini par prendre du recul face à la crise.
Déclin financier et éviction du PDG
Malgré des remaniements internes et une gouvernance temporaire, la trajectoire financière de Better.com ne s’est pas redressée. L’entreprise a continué d’enchaîner suppressions d’emplois, baisse de valorisation et une entrée en Bourse décrite comme morose, ce qui a progressivement fragilisé son modèle.
Dans ce contexte, Vishal Garg a finalement été écarté de ses fonctions de directeur général. Pour beaucoup, cela a ressemblé à la conclusion d’une séquence de gestion de crise jugée désastreuse.
La demande de retour de Garg
Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Écarté de la direction opérationnelle, Vishal Garg ne dit pas avoir “tardé” à regretter : il conteste aujourd’hui avec vigueur la manière dont son départ aurait été organisé. Son argument central consiste à se présenter comme la victime d’un système, tout en soutenant qu’il aurait agi pour préserver l’intérêt de la société au moment des faits.
Il réclame donc sa réintégration à la tête de l’entreprise qu’il a fondée. Dans son récit, la méthode employée sur Zoom, bien que qualifiée de brutale par l’opinion, aurait été dictée par des impératifs économiques concrets. En rejetant une partie de la responsabilité sur des décisions prises après son éviction et sur des facteurs externes, il cherche à redessiner la chronologie de sa chute.
Cette posture ne convainc pas tout le monde : elle irrite notamment des anciens employés marqués par la purge de 2021, dont le traumatisme demeure au cœur de la controverse.
