GTA 6 Release Nov. 19: Rockstar’s Past Delays Reignite Delay Fears

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Grand Theft Auto VI est toujours prévu pour le 19 novembre, mais l’inquiétude demeure chez une partie des joueurs : l’histoire récente de Rockstar montre que des retards peuvent survenir quand le studio estime que le produit n’est pas au niveau attendu. Alors que Take-Two et Rockstar s’apprêtent à mettre en avant le jeu dans les prochains jours, l’épisode le plus marquant remonte à 2007, quand GTA IV a été repoussé à la dernière minute malgré une communication déjà très avancée.

Le précédent qui a marqué l’industrie en 2007

Le 3 août 2007, alors que la campagne marketing annonçait une sortie de Grand Theft Auto IV pour le 16 octobre sur PlayStation 3 et Xbox 360, Take-Two Interactive a stoppé net la dynamique. Sans annonce préalable détaillée, l’éditeur a repoussé le jeu au deuxième trimestre de l’exercice fiscal 2008. Le choc a été immédiat : en quelques heures, le cours de l’action Take-Two a chuté d’environ 19 % à Wall Street, effaçant au passage plus de 200 millions de dollars de prévisions de revenus.

Cette décision a aussi fragilisé les attentes du marché console. Sony et Microsoft misaient fortement sur GTA IV à l’approche de Noël, et le report a laissé un vide que les constructeurs ne pouvaient pas facilement combler à temps. En expliquant ce choix, Strauss Zelnick—déjà président de Take-Two à l’époque—avait justifié le report par un refus de livrer un produit jugé en dessous des standards du groupe, en affirmant qu’il ne s’agirait pas de “choisir la facilité au détriment du succès durable” de la franchise.

Pourquoi Rockstar accepte parfois de décaler… puis de corriger

Le report de 2007 s’inscrit dans une logique que beaucoup attribuent à l’obsession de la finition chez Rockstar. À l’époque de GTA IV, le développement menait un travail complexe sur deux architectures très différentes, notamment avec la particularité technique du processeur Cell côté PS3. Les démos et présentations de l’époque avaient montré des ralentissements visibles, et le studio aurait préféré prendre le risque d’une tempête boursière plutôt que de sortir un jeu techniquement instable.

Cette culture du “report si nécessaire” n’a pas disparu. Le texte évoque aussi le rappel, via Mike York (ancien développeur), que les équipes n’hésitent pas à repousser un lancement pour traiter des ajustements considérés comme secondaires par certains, mais importants pour le résultat final. Sur la durée, cette approche aurait contribué à forger la réputation du studio.

Aujourd’hui, le contexte économique est décrit comme plus contraignant qu’auparavant. Pour GTA VI, Take-Two et Rockstar peuvent théoriquement encore annoncer un changement jusqu’en septembre, dans une logique rappelant le précédent de 2007. Mais la pression des actionnaires est présentée comme particulièrement forte pour respecter une fenêtre de sortie en novembre. Autre différence : les correctifs post-lancement sont plus fréquents, avec une montée en puissance des patchs day one, ce qui pourrait permettre d’atténuer certains défauts mineurs dès le lancement.

Malgré tout, le message reste clair : tant que GTA VI n’est pas installé sur les machines des joueurs, la prudence s’impose. Le prochain moment clé est fixé au 27 août, avec une présentation de gameplay annoncée comme susceptible d’apporter des éléments décisifs—et, pour beaucoup, la dernière confirmation que la sortie prévue se rapproche enfin, après des années où l’on a appris à se méfier des calendriers.