Jake Song Launches Experimental Open MMORPG With AI-NPC Agents Included

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Jake Song, figure fondatrice du MMO coréen derrière des titres majeurs comme The Kingdom of the Winds, Lineage et ArcheAge, développe un nouveau MMORPG expérimental baptisé Open MMORPG. Le projet met l’accent sur un monde généré avec l’aide de l’IA, accessible à la fois à des joueurs humains et à des agents d’intelligence artificielle, et il est publié en open source.

Un MMORPG “classique” dans ses mécaniques, mais radical dans sa génération

Sur le plan du gameplay, Open MMORPG reprend plusieurs codes familiers des MMO : un univers médiéval-fantastique en vue isométrique, des fiches de personnages, et un système de combat inspiré de Donjons et Dragons.

  • Les personnages disposent de six statistiques et d’attributs.
  • Le jeu inclut un système d’inventaire et d’équipement.
  • Le loot fonctionne avec une règle simple : un objet abandonné reste dans le monde tant qu’il n’a pas été ramassé.
  • Le housing permet de construire et d’aménager une maison.

L’originalité centrale concerne toutefois la conception du monde. Le jeu a été réalisé par Jake Song seul, avec l’assistance de l’IA. L’univers, d’une superficie annoncée de 32 km² et comprenant plusieurs environnements, est généré de manière procédurale : routes, rivières, ponts, et végétation qui réagit à la météo.

Le monde est aussi encadré par des règles physiques dynamiques liées à l’astronomie : il se situe sur une planète en orbite autour d’une étoile, avec deux lunes. Cette configuration détermine automatiquement le cycle des saisons ainsi que celui du jour et de la nuit, avec des durées de journée et de nuit variables selon la période de l’année.

Humains et agents IA partagent le même monde

Le second axe du projet est l’accès au serveur : l’univers d’Open MMORPG peut être fréquenté indistinctement par des humains et par des agents d’intelligence artificielle.

  • Les agents IA peuvent se connecter via les mêmes protocoles que les joueurs.
  • Ils agissent dans le monde en disposant des mêmes fonctionnalités que les joueurs humains.
  • Le jeu vise à faire vivre l’univers au fil des actions de tous les personnages, qu’ils soient contrôlés par des humains ou par l’IA.

Le projet reste toutefois flou sur la nature exacte de ces “joueurs IA” (le texte évoque l’idée qu’ils pourraient se rapprocher de rôles de type PJ ou PNJ). Dans tous les cas, l’objectif est de rendre le monde moins prévisible que des PNJ entièrement scripts : les agents IA sont conçus pour “jouer comme les humains”, de façon autonome.

Open source, jouable en web… mais encore très rudimentaire

À ce stade, Open MMORPG est décrit comme “très rudimentaire”. Pour permettre son évolution, Jake Song publie l’intégralité de son travail en open source, avec un partage sur GitHub afin que d’autres développeurs puissent étudier le code, s’en servir ou contribuer au développement.

  • Le jeu est annoncé comme gratuit dans sa forme actuelle.
  • Il est présenté comme jouable via un simple site web.
  • Au moment du signalement, le site web semble indisponible.

Le texte évoque ensuite des perspectives : des univers toujours peuplés, où les joueurs trouveraient plus facilement des compagnons d’arme, et surtout des interactions moins répétitives que face à des PNJ classiques. Reste la question de fond : si ces expériences partagées avec des agents d’IA pourront produire les mêmes émotions que celles vécues avec de véritables joueurs humains.

Qui est Jake Song et quel cadre pour ce projet

Avant Open MMORPG, Jake Song est présenté comme un pionnier du MMORPG coréen. Il a notamment été à l’origine de The Kingdom of the Winds, décrit comme le premier “vrai” MMO exploité en Corée, et a contribué à la conception du premier Lineage chez NCsoft. Il a ensuite fondé XL Games, studio derrière le premier ArcheAge.

En parallèle, il mène des activités de conseil et s’implique dans l’Opengame Foundation, une organisation à but non lucratif basée en Suisse, orientée vers le développement de l’intelligence artificielle et des technologies Web3 dans les jeux vidéo, avec pour objectif de permettre aux créateurs, développeurs et joueurs de “reprendre le contrôle” des univers virtuels.