Star Wars: Galactic Racer Brings Roguelite Solo and PS5 Speed-First Multiplayer

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Vingt-sept ans après le lancement de Star Wars Episode I : Racer, Fuse Games remet la course au centre de l’ère “très lointaine” avec Star Wars : Galactic Racer. Sur PS5, le premier aperçu montre une proposition orientée vitesse pure, où la moindre erreur de trajectoire se paie immédiatement, et où la progression mélange une campagne solo à tension roguelite et un multijoueur taillé pour la compétition.

L’action se déroule après la chute de l’Empire. Une nouvelle ligue attire des pilotes prêts à tout, notamment au volant de machines capables de dépasser les 500 km/h. Le studio derrière le projet, Fuse Games, a été fondé par d’anciens membres de Criterion, connus pour des références comme Burnout et Need for Speed, ce qui se ressent dans la façon dont le jeu cherche à rendre la conduite à la fois rapide et exigeante.

Dès les premières courses, Galactic Racer vise un ressenti de vitesse très marqué. Les décors défilent à vive allure, des obstacles surgissent au fil du tracé et les accidents déclenchent des explosions spectaculaires, avec flammes et débris. Malgré ce côté chaotique, l’ensemble reste lisible pour aider le joueur à anticiper les dangers et à ajuster sa trajectoire en temps réel.

La conception des circuits s’appuie aussi sur des environnements qui ne se contentent pas d’habiller l’univers. Des planètes comme Jakku, Lantaana, Ando Prime ou Derven Acos affichent chacune une identité visuelle distincte, mais surtout une topographie qui modifie la conduite. L’idée n’est pas de placer Star Wars comme simple décor : reliefs, obstacles et tracés influencent réellement la manière d’aborder chaque virage et de gérer la vitesse.

En matière de pilotage, le jeu se positionne entre arcade et simulation. Les commandes s’apprennent rapidement, mais maîtriser toutes les subtilités demande davantage de temps. Une mauvaise trajectoire, un boost lancé trop tôt ou une mauvaise négociation d’obstacle peut faire perdre plusieurs places en quelques secondes. Le rythme repose donc sur une prise de risque constante, avec une réponse très dure en cas de fautes.

Côté structure, la campagne met en scène Shade, recruté par Darius Pax pour empêcher le champion Kestar Bool de prendre le contrôle de la Galactic League. Son originalité vient d’une mécanique inspirée du roguelite : après plusieurs crashs ou certaines défaites, le joueur doit recommencer l’acte en cours, tout en conservant notamment des crédits. L’enjeu devient alors de choisir à quel moment jouer plus prudemment ou forcer l’allure, puisque les choix influencent directement les possibilités lors des reprises.

L’aventure alterne plusieurs types d’épreuves, des courses plus classiques jusqu’au mode Eliminator, où le dernier concurrent est éliminé régulièrement. Les véhicules peuvent aussi être améliorés via des pièces, des améliorations et des capacités spéciales. Trois familles de speeders sont prévues : Landspeeders, Skimspeeders et Speeder Bikes. Des podracers viennent s’ajouter sur des épreuves spécifiques, ce qui diversifie les styles de course selon les parcours.

Le multijoueur pousse cette compétition plus loin avec des tournois pouvant rassembler jusqu’à douze participants (huit pour les podracers). Le rythme est basé sur l’enchaînement de plusieurs courses : au fil des résultats, les joueurs débloquent des améliorations et peuvent miser des crédits sur leurs performances. Le système permet aussi de désigner un rival, ce qui ajoute des duels plus personnels au sein du classement global.

Encore difficile à juger sur la durée, Star Wars : Galactic Racer semble déjà poser des bases solides : une vitesse très présente, un niveau d’exigence qui valorise la prise de risque, et une campagne solo structurée pour créer de la tension à chaque reprise. Si le jeu parvient à transformer cette base en expérience durable, il pourrait aller au-delà du simple hommage nostalgique pour imposer une identité propre dans l’univers Star Wars.